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Comment utiliser le Tarot psychologiquement dans votre quotidien

Il y a quelques années, j’ai réalisé quelque chose d’assez déstabilisant. Je pouvais tirer les cartes pour n’importe qui, lire des situations complexes avec une certaine aisance, et pourtant, quand je me retrouvais face à ma propre vie, je tournais en rond exactement comme tout le monde. Les mêmes schémas revenaient. Les mêmes réactions. Les mêmes moments où je savais ce que je “devais” faire, mais où quelque chose en moi résistait sans que je comprenne vraiment pourquoi.

C’est là que j’ai changé ma façon d’utiliser le Tarot. Pas pour lire l’avenir. Pas pour avoir des réponses rassurantes. Mais pour regarder comment je fonctionnais de l’intérieur. Pour observer ce que je portais sans en avoir pleinement conscience.

Ce que je vous propose ici n’est pas une théorie sur le Tarot psychologique. C’est une façon de le pratiquer, concrètement, dans votre vie de tous les jours.

Pourquoi les cartes sont des miroirs si efficaces

Nous portons tous des programmes. Des façons de percevoir, de réagir, d’interpréter ce qui nous arrive. La plupart du temps, ces programmes fonctionnent en arrière-plan, sans que nous les voyions. Ils conditionnent nos décisions, nos émotions, nos relations, bien plus que nous ne le pensons.

Le Tarot psychologique ne va pas effacer ces programmes. Mais il peut les rendre visibles. Une carte posée face à vous au bon moment dit quelque chose que votre mental n’aurait pas formulé seul. Pas parce que la carte est magique, mais parce que l’image parle à une partie de vous qui ne raisonne pas : elle ressent, elle associe, elle reconnaît.

C’est ce que Jung avait compris en voyant dans les cartes des archétypes universels, des symboles qui résonnent dans l’inconscient avant même d’être analysés. Et c’est exactement ce que je vis dans ma pratique : souvent, la première réaction d’une personne devant une carte en dit plus long que dix minutes d’explication.

Pour approfondir cette dimension, l’article sur la psychologie jungienne et le Tarot vous donnera un éclairage complet.

Tirer une carte sur votre état du moment

C’est l’exercice le plus simple et souvent le plus révélateur. Vous n’avez pas besoin d’une question précise. Vous avez juste besoin d’un état : une humeur, une tension, quelque chose qui tourne dans votre tête ou dans votre corps sans que vous sachiez exactement quoi.

Tirez une carte. Posez-la devant vous. Regardez-la vraiment, pas pour chercher sa signification dans votre mémoire, mais pour voir ce qu’elle vous fait ressentir. Ce premier mouvement intérieur est déjà une information. Ensuite seulement, faites le lien entre ce que vous voyez et ce que vous portez en ce moment.

J’ai souvent fait cet exercice dans des moments de colère ou d’agitation que je n’arrivais pas à nommer. La carte m’a plusieurs fois montré quelque chose que je ne voulais pas regarder. Pas une prédiction. Un reflet. Et c’est précisément ça qui était utile. La colère dans le Tarot, par exemple, n’est jamais ce qu’elle prétend être en surface.

La carte du jour : une pratique qui change tout sur la durée

Chaque matin, avant que la journée démarre vraiment, je tire une carte. Pas pour savoir ce qui va se passer. Pour avoir un point de départ intérieur.

Dans la journée, j’observe. Un événement résonne avec la carte du matin. Une conversation prend soudain un sens différent. Un moment de difficulté s’éclaire légèrement. Le soir, je fais le lien. Pas de façon systématique ou forcée, mais naturellement, parce que j’ai gardé la carte quelque part dans mon attention.

Ce que cette pratique développe avec le temps, c’est quelque chose que les livres sur le Tarot ne peuvent pas vraiment vous donner : une lecture des symboles depuis l’intérieur de votre expérience. Vous cessez de chercher ce que “signifie” une carte pour commencer à comprendre ce qu’elle vous dit, à vous, dans votre vie.

Je le fais avec différents Tarots et Oracles selon les périodes. Le résultat n’est jamais le même, et c’est précisément pour ça que c’est intéressant.

Poser des questions d’introspection précises

Quand vous êtes à l’aise avec les deux pratiques précédentes, vous pouvez commencer à travailler avec des questions plus ciblées. Non pas des questions sur l’avenir ou sur ce que l’autre va faire, mais sur vous.

Voici quelques formulations que j’utilise régulièrement et que je transmets.

“Quelle est la carte qui me représente en ce moment ?” Ce que vous obtenez parle de votre état profond, de vos résistances du moment, de ce qui est actif en vous et de ce qui est bloqué. Ce n’est pas forcément flatteur. C’est souvent juste.

“Quelles sont les causes de mon ressenti actuel ?” Tirez trois cartes. La première montre la surface, ce que vous avez déjà identifié consciemment. La deuxième descend un niveau, vers ce qui agit en dessous sans que vous le formuliez. La troisième montre ce qui cherche à émerger, ce que la situation vous demande de regarder. Ce tirage est particulièrement utile quand vous traversez une peur ou une résistance dont vous ne trouvez pas l’origine.

“Comment est-ce que je vis cette relation, ce travail, cette situation, au fond de moi ?” Ici, ce qui compte ce n’est pas ce que vous pensez en vivre. C’est ce que les cartes montrent de la façon dont votre inconscient la perçoit. C’est souvent là que se trouvent les schémas répétitifs qui vous étonnent vous-même.

Il y a une honnêteté que ces questions exigent. Si vous tirez une carte et que votre premier réflexe est de la remettre dans le jeu pour en tirer une autre, c’est souvent celle-là qu’il fallait garder.

Le tirage en coupe pour aller en profondeur

Quand vous voulez descendre encore plus loin, le tirage en coupe est l’outil que je préfère pour une lecture psychologique. Sa logique est très particulière.

La coupe représente une coupure dans le fil de ce que vous êtes en train de vivre. Pas une question posée, pas une intention formulée. Un arrêt sur image de votre paysage intérieur à un moment précis. La carte qui sort porte toute cette charge sans filtre conscient. Elle vient d’une couche plus profonde que la question que vous auriez pu poser.

C’est pour ça que le tirage en coupe est souvent plus déroutant que les autres, et souvent plus précis. Pour comprendre comment le pratiquer, lisez l’article Le tirage en coupe, un tirage caméléon.

Ce que cette pratique change réellement

Ce que j’ai observé, dans ma propre pratique et dans l’accompagnement des personnes que je suis, c’est que cette façon d’utiliser le Tarot ne rend pas dépendant des cartes. C’est l’inverse. Plus vous pratiquez, moins vous avez besoin de tirer à chaque incertitude. Vous développez quelque chose d’autre : une capacité à vous observer, à identifier vos propres fonctionnements, à reconnaître ce qui agit en vous avant que ça prenne le dessus.

Les cartes sont le support. Ce que vous développez, c’est une forme d’attention intérieure que vous portez avec vous même sans le jeu dans les mains.

Si vous souhaitez approfondir ce travail de façon structurée, l’article se connaître avec le Tarot vous donnera des pistes complémentaires. Et si vous cherchez à comprendre comment déprogrammer des croyances limitantes avec les cartes, c’est une autre facette de cette même pratique.

Pour intégrer tout cela dans un cadre cohérent, la page utiliser le Tarot dans sa pratique quotidienne vous servira de point de repère général.

Au sujet de

SAM

Pouvoir aider les personnes à résoudre leur situation et les amener à une amélioration significative est pour moi un plaisir sans cesse renouvelé qui fait que je suis une passionnée de mon métier dont je parle toujours avec beaucoup d’amour.