Lire le Tarot : ce que ça signifie vraiment et comment le faire juste

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Quand j’ai commencé à lire le Tarot, je croyais que bien lire voulait dire connaître les significations. J’avais mes fiches, mes livres, mes listes. Une carte apparaissait, je cherchais ce qu’elle voulait dire. Je trouvais une réponse. Je passais à la suivante.

Ça donnait des lectures correctes. Propres. Complètement mortes.

Ce que j’ai compris avec le temps, c’est que lire le Tarot n’a presque rien à voir avec les significations. Les significations sont un point de départ, pas une destination. Lire, vraiment lire, c’est entrer dans un tirage comme on entre dans une pièce, observer ce qui s’y passe, sentir les tensions et les mouvements, et en dire quelque chose de juste pour la personne qui est là, maintenant, avec sa situation précise.

Ce que je vous propose ici, c’est de clarifier ce que lire le Tarot implique vraiment, les obstacles que tout le monde rencontre, et les repères qui permettent de progresser sans se perdre dans des détails qui ne mènent nulle part.

Ce que lire le Tarot signifie vraiment

lecture du tarot

Lire le Tarot, c’est d’abord mettre en lien. Les cartes ne parlent pas isolément. Elles dialoguent entre elles, se répondent, parfois se contredisent. Un 10 de deniers dans un tirage sur une relation amoureuse ne dit pas la même chose qu’un 10 de deniers dans un tirage sur une décision professionnelle. La même carte dans deux contextes différents, entourée de cartes différentes, dans des positions différentes, parle différemment. C’est pour ça qu’une lecture carte par carte déconnectée de l’ensemble donne si souvent des résultats confus.

Lire le Tarot, c’est aussi maintenir une posture intérieure précise pendant le tirage. L’état dans lequel vous lisez influence directement ce que vous percevez. Une lecture faite dans l’anxiété ou avec un fort attachement au résultat donnera des informations filtrées par cet état. Pas parce que vous lisez mal. Parce que la perception est toujours colorée par celui qui perçoit. Le reconnaître est déjà une façon de corriger.

Lire le Tarot, enfin, c’est accepter que la lecture soit un processus vivant, pas une mécanique. Elle a ses rythmes, ses silences, ses moments de fluidité et ses moments de résistance. Ces derniers ne signifient pas que vous lisez mal. Ils font partie du processus.

La posture avant le tirage : ce que personne ne dit assez

Avant de regarder les cartes, il y a quelque chose qui se passe, ou qui devrait se passer, en vous. Ce n’est pas un rituel élaboré. C’est un moment très court, souvent quelques secondes, pour poser ce que vous portez avant que les cartes arrivent.

Moi, je pose les mains à plat sur le jeu avant de mélanger. Ce geste me force à m’arrêter. À sentir si je suis vraiment disponible ou si je cherche une confirmation de quelque chose que j’ai déjà décidé. C’est une question honnête à se poser avant chaque tirage : est-ce que je cherche une réponse ou est-ce que je cherche une validation ? Ces deux intentions donnent des lectures complètement différentes.

Parce que tout ce que vous portez en vous au moment du tirage va influencer ce que vous percevez dans les cartes. Si vous êtes en stress, vous lirez le stress. Si vous êtes dans l’espoir, vous lirez l’espoir. Ce n’est pas une faiblesse, c’est la façon dont fonctionne la perception. La reconnaître est déjà une forme de correction.

Pour aller plus loin sur cette dimension, l’article focaliser son attention avec les cartes du Tarot traite précisément de ce travail préparatoire.

Ce qui bloque une lecture et pourquoi c’est normal

Ça arrive à tout le monde. Vous regardez les cartes et il ne se passe rien. Blanc complet. Vous connaissez les cartes, vous avez votre question, le tirage est là devant vous, et pourtant rien ne vient.

La fatigue bloque d’une façon particulière : l’esprit flotte, les associations ne se forment pas, les images restent muettes. Dans ce cas la solution est simple, on pose les cartes et on revient plus tard. Forcer une lecture épuisé ne donne rien d’utile.

L’anxiété par rapport au résultat bloque différemment. Là les images arrivent mais elles sont toutes tirées dans le même sens, celui de ce qu’on craint ou de ce qu’on espère. La lecture tourne en rond sur elle-même. C’est le cas où prendre de la distance est le plus difficile et le plus nécessaire. Demander à quelqu’un d’autre de lire pour vous dans ce type de situation est souvent la décision la plus sage.

La question trop chargée émotionnellement crée un troisième type de blocage, plus subtil. Les cartes parlent mais on n’arrive pas à les entendre parce que le sujet est trop proche. C’est là que le rire peut faire quelque chose d’étonnant. Pas un rire forcé, mais accepter l’absurdité du blocage, lâcher la pression de devoir trouver quelque chose, et laisser l’énergie circuler à nouveau. J’ai vu des lectures se débloquer instantanément après un rire sincère. Il casse quelque chose de stagnant que rien d’autre ne décoince aussi rapidement.

Pour un tour complet de ce qui bloque les lectures et comment y répondre concrètement, l’article erreurs fréquentes en lecture du Tarot est la lecture complémentaire naturelle.

Ce que le temps fait aux lectures

Une des questions qui revient le plus souvent est celle du temps. Quand ? Dans combien de temps ? Est-ce que ça va arriver bientôt ?

C’est une des questions les plus difficiles auxquelles le Tarot peut répondre, et pour une raison qui n’est pas arbitraire. Le temps tel que les physiciens le comprennent aujourd’hui n’est pas une ligne fixe. C’est une dimension subjective, influencée par nos états intérieurs, nos intentions, nos niveaux d’énergie. Ce que le Tarot capte n’est pas un futur unique mais une trajectoire probable à un moment donné, qui peut évoluer.

Concrètement, cela veut dire que donner des dates précises dans une lecture est quelque chose que le Tarot ne peut structurellement pas faire. Il peut indiquer si quelque chose est proche ou lointain, si une situation est en mouvement rapide ou en stagnation, si le timing dépend d’un facteur externe ou d’une transformation interne. Mais rarement un mois précis.

Pour comprendre plus finement comment le Tarot lit le futur et ce que la physique quantique dit là-dessus, l’article prédictions du Tarot développe cette question en profondeur. Et pour une vision concrète de comment le temps se lit dans un tirage, la Roue de Fortune et l’espace-temps est un point d’entrée utile.

Lire selon les règles ou lire avec son ressenti ?

C’est une tension que tous les praticiens traversent à un moment ou à un autre. D’un côté les règles de lecture, les positions du tirage, les traditions du Tarot de Marseille, les conventions sur le sens des cartes. De l’autre le ressenti, l’intuition, ce qui monte spontanément devant une carte sans passer par la théorie.

Ma position là-dessus n’a pas changé en vingt-cinq ans : les deux sont nécessaires, et aucun ne remplace l’autre. Les règles donnent un cadre qui empêche la lecture de dériver dans la projection pure. Le ressenti donne vie à ce que les règles ne peuvent pas atteindre seules. Une lecture qui n’utilise que les règles est mécanique. Une lecture qui n’utilise que le ressenti est incontrôlable.

Apprendre à lire, c’est apprendre à tenir ces deux dimensions ensemble. À utiliser les règles comme un filet de sécurité, pas comme une cage. Et à faire confiance à ce qui vient de l’intérieur sans le laisser tout envahir.

Pour les règles spécifiques au Tarot de Marseille, l’article règles de lecture du Tarot de Marseille pose le cadre complet. Et si vous voulez comprendre où se situe la frontière entre lire et interpréter, interpréter le Tarot est la prochaine étape naturelle.

Ce que j’ai observé chez ceux qui passent vraiment un cap

Il y a un moment dans l’apprentissage de la lecture du Tarot que j’ai vu arriver chez beaucoup de personnes que j’accompagne. Ce n’est pas lié au nombre de cartes connues ni au nombre de tirages faits. C’est un basculement dans la façon d’être face au jeu.

Avant ce moment, la personne cherche. Elle scrute la carte pour trouver ce qu’elle doit dire. Elle consulte mentalement ses connaissances. Elle se demande si elle lit bien. L’attention est tournée vers la performance.

Après ce moment, quelque chose s’inverse. La personne ne cherche plus. Elle observe. Elle laisse les cartes exister devant elle sans immédiatement vouloir les traduire. Et c’est depuis cet espace d’observation que la lecture commence à parler vraiment.

Ce basculement ne s’enseigne pas directement. Il se crée par la pratique répétée dans un état de relative détente, sans pression de résultat. C’est pour ça que s’entraîner sur des situations sans enjeu émotionnel fort est si précieux au début. Les lectures gratuites du Tarot proposent ce type d’espace d’entraînement structuré.

Sur la question des tirages automatiques, une précision utile : ils peuvent être un outil d’entraînement pour mémoriser les cartes, mais ils ne peuvent pas remplacer la lecture vivante. L’article sur les tirages de lecture automatique du Tarot explique pourquoi et dans quels cas ils ont une vraie utilité.

Quand les bases sont posées et que vous cherchez à passer ce cap dont je parle, l’article affiner sa lecture du Tarot est la passerelle vers une pratique plus nuancée, plus proche de ce que l’interprétation profonde demande.

Les Majeures

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Au sujet de

SAM

Je suis SAM, passionnée de Tarologie depuis plus de 20 ans. J’ai accompagné de nombreuses personnes dans l’interprétation du Tarot, notamment en croisant les traditions du Tarot de Marseille et du Rider-Waite. Mes recherches et ma pratique approfondie me permettent de vous offrir un contenu à la fois fiable et personnalisé.